jeudi 17 avril 2014

cours de comptabilité analytique:chapitre 1:Introduction


Chapitre 1 : Introduction

Section 1 : Naissance de la comptabilité analytique d’exploitation :

La CAE est une comptabilité nouvelle, elle est apparue dans les années 30 pour 2 types de raisons :
  • les insuffisances de la comptabilité générale ;
  • raisons historiques (1930 : la crise économique mondiale).

A)    Les insuffisances de la CG :

La comptabilité qui existait avant présente les insuffisances suivantes :
-          c’est une comptabilité descriptive et non analytique ;
-          c’est une comptabilité annuelle ;
-          c’est une comptabilité qui ne détermine la valeur du stock qu’à la fin de l’année (par la méthode de l’inventaire extra comptable) ;
-          c’est une comptabilité qui détermine des résultats globaux et non partiels.
(Exemple : une entreprise fabrique 3 produits : pour A = 800, B = -400, C = 400, on comptabilité générale le résultat c’est un bénéfice de 800. Est-ce que la gestion de cette entreprise est bonne ?. Non, l’analyse du résultat nous montre que l’entreprise a intérêts à éliminer la production de B et de préférence se spécialiser dans le produit A.

Pour remédier à ces lacunes, la CAE présente  les caractéristiques suivantes :
-          elle permet de faire des analyses (charges et différents coûts) ;
-          elle peut être mensuelle, trimestrielle, semestrielle, ou annuelle (détermination du résultat analytique pour chacune des périodes précités) ;
-          le stock dans la CAE peut être connu à n’importe quel moment de l’année grâce à la technique de l’inventaire permanent ;
-          la CAE détermine le résultat par produit ou par branche d’activité.
(Exemple : une entreprise de confection peut calculer les résultat par produit : vêtements pour enfants, jeunes ou adultes).

En conclusion la CAE est une comptabilité qui s’applique surtout dans les entreprises industrielles, c’est pourquoi on l’appel souvent la comptabilité industrielles.

B)    Les raisons historiques :

La CAE a vue le jour dans les années 30 c'est-à-dire en pleine crise mondiale, pour sortir de cette crise, les entreprises capitalistes chercher à maximiser leur profit.
En sait que bénéfice = prix de vente - coût de revient, donc pour augmenter le bénéfice on a 2 solutions :
  • soit augmenter le prix de vente ;
  • soit diminuer le coût de revient.
Le capitalisme de l’époque est un capitalisme concurrentiel, donc la première solution est à écarté (perte de la clientèle) il nous reste donc la deuxième solution.
Mais le probléme qui se pose et que pour diminuer le coût de revient il faut d’abord le connaître (coûts de revient est la somme de différentes charges)
La CAE peut être défini comme la connaissance des coûts et coûts de revient.

Section 2 : Les charges de la CAE :

Les charges de la CG (classe 6) sont reprises par la CAE, cependant certaines charges ne le sont pas. On les appelle les charges non incorporables, elles comprennent :
-          toutes les charges non courantes ;
-          certaines charges courantes que l’analyse ne permet pas de considérés comme tel, il s’agit des :
·         fractions des dotations aux amortissements qui excédent les dotations fiscales ;
·         impôts sur les résultats ;
·         charges courantes se rapportant aux exercices antérieurs ;
·         dotations aux amortissements des immobilisations en non valeurs (pas de valeur réel, actif fictif) ;
·         charges qui représentent les charges récupérables sur les tiers
(Exemple : taxe avancées sur le compte des autres) ;
·         charge qui représentent la couverture d’un risque (provision pour litige, pour dépréciation).

D’autre part des charges qui ne figurent pas dans la CG sont prises en considération par la CAE, sont les charges supplétives, elles comprennent essentiellement :
-          la rémunération du travail du dirigeant ;
-          la rémunération du capital à un certain taux d’intérêt dans la société ;
-          les charges d’usage
(Exemple : amortissement de durée inférieur à celle fiscalement tolérées).



                                                                                    CG

Charges non incorporables


Charges incorporables
CAE





Charges incorporables
Charges supplétives




Application 1 :

Les charges de la CG d’une entreprise qui calcul ses coûts par trimestre s’élève à 600.000 DH dont 10000 DH de dotation non incorporables. Par ailleurs il faut tenir compte de la rémunération du capital qui s’élève à 4.000.000 DH au taux annuel de 12%.
Déterminer les charges de la CAE

Charges CAE     = ch. incorporables + ch. supplétives - ch. non incorporables
Charges CAE     = (600.000 - 10.000) + (4.000.000 x 12% x ¼)
Charges CAE   = 710.000

Application 2 :

Une entreprise fabrique un produit unique pour le mois de février les dépenses ont été les suivantes :
-          M.P : 3.000 kg à 100 DH/kg
-          M.O : 250h à 50 DH/h
Autres charges : la CG donne les charges suivantes : autres que la main d’œuvre directe et les achats, 210000 DH dont 10000 DH de provisions incorporables.
Cependant il faut tenir compte de 6000 DH de charges supplétives, la production est de 4000 unités vendues au prix de 150 DH l’unité.
1-      déterminer le résultat de la CG ;
2-      déterminer le résultat de la CAE ;
3-      retrouver le résultat de la CG  à partir du résultat de la CAE.

1) Charges de la CG

M P : 300.000
M O : 12.500
Charges CG : 210.000
Prix de vente : 600.000


Charges de la CG = 210.000 + 600.000 + 300.000 + 12.500  = 522.500 
2) Charges de la CAE

M P : 300.000
M O : 12.500
Charges incorporables : 210.000 - 10.000
                                     : 200.000
Charges supplétives : 6.000

Charges de la CAE : 200.000 + 300.000 + 12. 500 + 6000 = 518500

Résultat de la CG = 600.000 - 522.500
                               = 77.500
Résultat de la CAE = 600.000 - 518.500
                                 = 81. 500

3) résultat de la CG = résultat de la CAE + charges supplétive - charges non incorporables  = 81.500 + 6.000 - 10.000 = 77.500














examens de semestre 1



 examen de la comptabilité approfondie (1/1)





examen de droit des affaires









l'environnement intenational de l'entreprise (1/1)




examen de diagnostic financier approfondi (4/4)






examen de GRH (5/5)



programme du premier semestre 2011/2012



mercredi 16 avril 2014

Mathématiques financières pour le lycée

  • FORMULES DE MATHEMATIQUES FINANCIERES


Intérêts simplesIntérêts composésTaux proportionnel et taux équivalentL’escompteLes annuités constantesLes amortissements constants


Intérêts simples
  1. Calcul de l’intérêt
  1. Soit I l’intérêt ; C le capital prêté ou placé ; t le taux d’intérêt ; na la durée en années ; nm la durée en mois ; nj la durée en jours 
  1. I=C× t 100 × n a ou I=C× t 100 × n m 12 ou I=C× t 100 × n j 360
  1. Calcul de la valeur acquise
  1. Soit I l’intérêt ; C le capital prêté ou placé ; VA la valeur acquise 
  1. VA=C+I
  1. Calcul du capital
  1. Soit I l’intérêt ; t le taux d’intérêt ; n la durée 
  1. C= I×100 t×n
  1. Calcul du capital
  1. Soit VA la valeur acquise ; t le taux d’intérêt ; n la durée 
  1. C= VA 1+t×n
  1. Calcul du taux
  1. Soit I l’intérêt ; C le capital prêté ou placé ; n la durée 
  1. t= I C×n Remarque : I = VA - C
  1. Calcul de la durée
  1. Soit VA la valeur acquise ; C le capital prêté ou placé ; I l’intérêt ; t le taux d’intérêt 
  1. n= I C×t ou n= VA-C C×t ou n= I (VA-I)×t

___

Intérêts composés
  1. Calcul de la valeur acquise
  1. Soit Cn la valeur acquise en n ; C0 le capital initial ; n la durée ; i le taux d’intérêt 
  1. C n = C 0 (1+i) n
  1. Calcul de la valeur actuelle
  1. Soit Cn la valeur nominale ; C0 le capital initial ; n la durée ; i le taux d’intérêt 
  1. C 0 = C n (1+i) -n
  1. Calcul des intérêts
  1. Soit I l’intérêt ; Cn la valeur acquise en n ; C0 le capital initial 
  1. I= C n -C 0
  1. Calcul de la durée
  1. Soit n la durée ; Cn la valeur acquise en n ; i le taux d’intérêt ; C0 le capital initial
  1. n= ln(C n )-ln(C 0 ) ln(1+i)
  1. Calcul du taux d’intérêt
  1. Soit n la durée ; Cn la valeur acquise en n ; C0 le capital initial 
  1. i= C n C 0 n 1

___
Taux proportionnel et taux équivalent
  1. Calcul d’un taux proportionnel
  1. Soit ia le taux annuel ; im le taux mensuel ; it le taux trimestriel ; is le taux semestriel 
  1. i m = i a 12 i t = i a 4 i s = i a 2 i a =12× i m =4× i t =2× i s
  1. Calcul d’un taux équivalent
  1. Soit i le taux annuel ; k le nombre de périodes dans l’année ; ik le taux équivalent pour la période de capitalisation ; Cn la valeur acquise en n ; C0 le capital initial 
  1. i k = (1+i) 1 k 1= ln(C n )-ln(C 0 ) k (1+ i k ) k =(1+i)

___
L’escompte
  1. Calcul de la valeur actuelle
  1. Soit V0 la valeur actuelle à la période 0 ; Vn la valeur nominale à la période n ; e l’escompte 
  1. V 0 = V n -e
  1. Calcul de l’escompte
  1. Soit Vn la valeur nominale à la période n ; e l’escompte ; t le taux d’escompte ; nj la durée en jours
  1. e= V n ×t× n j 36000
  1. Calcul du taux d’escompte
  1. Soit Vn la valeur nominale à la période n ; e l’escompte ; t le taux d’escompte ; nj la durée en jours
  1. t= e V n × n j 360
  1. Calcul de la durée d’escompte
  1. Soit Vn la valeur nominale à la période n ; e l’escompte ; t le taux d’escompte ; nj la durée en jours
  1. n= e×360 V n ×t

___

Les annuités constantes
  1. Calcul de l’annuité constante à partir de la valeur actuelle
  1. Soit V0 la valeur actuelle à la période 0 ; i le taux d’intérêt ; n la durée ; a l’annuité constante
  1. a= V 0 i 1-(1+ i) -n
  1. Calcul de l’annuité constante à partir de la valeur acquise
  1. Soit Vn la valeur acquise à la période n ; i le taux d’intérêt ; n la durée ; a l’annuité constante
  1. a= V n i (1+i) n 1
  1. Calcul de la valeur acquise d’une suite d’annuités constantes
  1. Soit Vn la valeur acquise à la période n ; i le taux d’intérêt ; n la durée ; a l’annuité constante
  1. V n =a (1+i) n 1 i
  1. Calcul de la durée d’une suite d’annuités constantes
  1. Soit Vn la valeur acquise à la période n ; i le taux d’intérêt ; n la durée ; a l’annuité constante
  1. n= ln( V n ×i a +1) ln(1+i)
  1. Calcul de la valeur actuelle d’une suite d’annuités constantes
  1. Soit V0 la valeur actuelle à la période 0 ; i le taux d’intérêt ; n la durée ; a l’annuité constante
  1. V n =a 1-(1+ i) -n i Remarque : (1+i)-n 1 (1+i) n
  1. Calcul du capital restant dans le cas d’un emprunt avec annuités constantes
  1. Soit Ck le capital restant dû à la période n ; i le taux d’intérêt ; n la durée totale ; a l’annuité constante ; k le nombre d’annuités remboursées
  1. C k =a 1-(1+ i) -(n-k) i
  1. Calcul du 1er amortissement dans le cas d’un emprunt avec annuités constantes
  1. Soit A1 le 1er amortissement ; i le taux d’intérêt ; n la durée totale ; V0 la valeur actuelle à la période 0 
  1. A 1 = V 0 i (1+i) n -1
  1. Calcul d’un amortissement quelconque en fonction du 1er amortissement dans le cas d’un emprunt avec annuités constantes
  1. Soit A1 le 1er amortissement ; i le taux d’intérêt ; K le rang de l’amortissement recherché ; Ak la valeur de l’amortissement à la période k 
  1. A k = A 1 (1+i) k-1
  1. Calcul d’un amortissement quelconque en fonction d’un amortissement autre que le 1er dans le cas d’un emprunt avec annuités constantes
  1. Soit Ap l’amortissement de la période P ; i le taux d’intérêt ; K le rang de l’amortissement recherché ; Ak la valeur de l’amortissement à la période k 
  1. A k = A p (1+i) (k-p)
  1. Calcul du capital remboursé à la fin d’une période quelconque dans le cas d’un emprunt avec annuités constantes
  1. Soit A1 le 1er amortissement ; i le taux d’intérêt ; K la période ; Ck la capital remboursé à la période k 
  1. C k = A 1 (1+i) k 1 i


Les amortissements constants
  1. Calcul de l’amortissement constant
  1. Soit V0 le capital emprunté ; n la durée ; A l’amortissement constant
  1. A= V 0 n
  1. Calcul d’une annuité en fonction de l’annuité précédente 
  1. Soit V0 le capital emprunté ; n la durée ; i le taux d’intérêt ; ak l’annuité de la période K ; ap l’annuité de la période P ; K le rang de la période K ; P le rang de la période P 
  1. a k = a p -(K-P) V 0 n ×i

  • Les intérêts 1

Les intérêts simples et les intérêts composésDéfinitionUn capital produit des intérêts simples si les intérêts sont uniquement calculés sur ce capital.
Un capital produit des intérêts composés si à la fin de chaque période, les intérêts générés sont ajoutés au capital pour produire de nouveaux intérêts. On dit aussi que les intérêts sont capitalisés.
ExemplePlacement d'un capital de 100 € à un taux annuel de 5 % d'intérêts simples sur 2 ans.
» Les intérêts seront de : 100 × (5 / 100) × 2 = 10  €.
Placement d'un capital de 100 € à un taux annuel de 5 % d'intérêts composés sur 2 ans.
» Les intérêts seront de : 100 × (5 / 100) = 5 € la première année. Puis : 105 × (5 / 100) = 5,25 € la deuxième année. Soit au total 10,25 €.
Les placements d'une durée inférieure à un an ont généralement des intérêts simples. Le taux annuel est désigné comme le taux nominal ou le taux facial.
Les intérêts des placements de plus d'un an sont des intérêts composés. Le taux annuel est appelé taux actuariel ou taux équivalent.
Le taux proportionnel et le taux équivalentLes taux donnés dans le paragraphe précédent sont des taux annuels. Pour calculer des intérêts sur une durée inférieure, on a besoin de déterminer le taux de la période ou le taux périodique.
Définition du taux proportionnelLe taux périodique est un taux proportionnel si ce taux appliqué à un calcul d'intérêts simples sur toutes les périodes de l'année donne le même résultat que le taux annuel.
Formule générale :Taux périodique proportionnel = Taux nominal × Durée de la période / Durée de l'année.
Exemple :- Taux proportionnel mensuel pour un taux annuel de 6% : 0,06 x 1 mois / 12 mois = 0,5 %.
- Taux proportionnel pour la période du 1/1/2005 au 15/2/2005 pour un taux annuel de 10 % :
0,10 ×46 jours / 365 jours = 1,26 %.
Définition du taux équivalentLe taux périodique est un taux équivalent (ou actuariel) si ce taux appliqué à un calcul d'intérêts composés sur toutes les périodes de l'année donne le même résultat que le taux annuel.
Formule générale :Taux périodique équivalent = (1 + Taux annuel)Durée de la période / Durée de l'année- 1
Exemple :- Taux équivalent mensuel pour un taux annuel de 6% : 1,061 mois / 12 mois- 1 = 0,49 %.
- Taux équivalent pour la période du 1/1/2005 au 15/2/2005 pour un taux annuel de 10 % :
1,1046 jours / 365 jours- 1 = 1,21 %.
ExempleUn placement de 1.000 € sur 6 mois au taux annuel de 12 %.
• Avec des intérêts simples, le taux périodique proportionnel sera de 0,12  x 6 mois / 12 mois, soit 6 %. Le montant des intérêts sera alors de 1.000 x 6 / 100, soit 60 €.
Pour une durée d'un an, les intérêts seront de 60 € × 2 = 120 €.
• Avec des intérêts composés, le taux périodique équivalent sera de (1,126 mois / 12 mois - 1), soit 5,83 %. Le montant des intérêts sera de 1.000 x 5,83 / 100, soit 58,30 €.
Sur une durée d'un an, les intérêts seront de 58,30 + (1.058,30 × 5,83 / 100) = 120,00 €.

  • Les intérêts 2
Les intérêts simples 
Le capital produit des intérêts qui ne sont pas incorporés au capital dans la période considérée pour produire eux-mêmes des intérêts.
  • Les intérêts sont proportionnels au temps, c’est-à-dire à la durée écoulée entre la date de placement et la date d’échéance .
  • L’année compte pour 360 jours soit 12 mois de 30 jours .
  • Dans le comptage des jours, il faut négliger le jour du placement et compter le jour de l’échéance.
  • Les mois comptent pour le nombre exact de jours.
  • Le taux est en principe annuel mais il peut être mensuel, trimestriel...
  • La valeur acquise (capitalisation) correspond au total de la somme disponible en fin de période. Elle est égale au capital + les intérêts.


Exemples :
  • M. Pierre place une somme de 200 € sur un an au taux annuel de 2,25 %. A l’échéance, quel est le montant des intérêts ? Quelle est la valeur acquise de ce capital au bout d’un an ?
  • Si M. Pierre avait placé cette somme le 15 juin à échéance le 31 décembre, quel aurait été le montant des intérêts ?
  • Une traite de 890 €, échéant le 10 septembre, est escomptée à 12 % le 5 mai. Quel est le montant des intérêts ?
  • Votre client passe une commande de 2 500 €. Il demande un paiement à 60 jours. Quel est le coût pour l’entreprise sachant que le taux d’escompte est de 12 % ? Quel serait le taux de remise équivalent ?


 Les intérêts composésLes intérêts s’ajoutent au capital en fin de période pour porter eux-mêmes intérêts.
n Formule de calcul de la valeur acquise (capitalisation) en fin de période : 
soient C le capital ; t le taux d’intérêts ; n le nombre de période.
Valeur acquise = C* (1+t)n

Exemple : Une somme de 10 000 € est placée sur 4 ans au taux de 7 % en intérêts composés. 
Compléter le tableau ci-dessous et retrouver la valeur acquise au bout de 4 ans.
 
Calcul par la formule : ........................................................................................
Valeur actuelle (actualisation) en intérêts composés : c’est la valeur à l’époque actuelle, d’un capital dont l’échéance est à long terme. Il s’agit donc de trouver la valeur actuelle d’une somme qui devrait être payée ou encaissée dans un an, deux an... 
Valeur actuelle = C * (1+t)-n


Exemple : Quelle est la valeur actuelle au taux de 7,5 % d’une somme de 2 000 € payable dans
4 ans ?
Calcul par la formule : ........................................................................................
Significations :
  • c’est la somme qui serait versée si l’emprunteur décidait de rembourser à l’époque 0.
  • c’est aussi la somme qu’il faudrait placer à l’époque 0 pour avoir une valeur acquise de 2 000 € au bout de 4 ans.
 
L’emprunt par amortissement constantLes remboursements effectués chaque année (annuité) sont composés du capital remboursé (amortissement) + les intérêts.
L’emprunt par amortissement constant a des remboursements de capital identiques chaque année. Les intérêts sont calculés sur le capital restant du. Les annuités sont donc variables chaque année.
Exemple : emprunt de 5 000 € sur 4 ans au taux de 5 %. Date d’échéance le 01/01.
Compléter le tableau.

L’emprunt par annuité constanteLes remboursements effectués chaque année ont un montant constant.
Formule de l’annuité constante : C x (t/(1 - (1+t) -n))
Exemple : compléter le tableau ci-dessous correspondant à un emprunt de 5 000 € sur 4 ans au taux de 5%.
Calcul de l’annuité constante (arrondi au franc inférieur) :
 
  • equivalence de capitaux
1) VALEUR ACQUISE PAR UN CAPITALSoit C un capital placé pendant t années au taux annuel i. On appelle valeur acquise par ce capital, la quantité Ct = C+ It , somme du capital et des intérêts produits. Si t est entier, Ct est donnée par l’une des deux formules du chapitre précédent:Ct = C ( 1 + it) à intérêts simplesCt = C ( 1 + i )t à intérêts composés•• Si t n’est pas entier, on peut le convertir en années, mois, jours moyennant la convention simplificatrice que, dans n’importe quel mois, il y a 30 jours.Si donc t années correspondent à n années entières, m mois et p jours, on a:* à intérêts simples:Ct = C ( 1 + ni + mi/12 + pi/360) [i/12] est le taux mensuel proportionnel au taux annueli, la valeur [i/360] représentant le taux journalierproportionnel au taux annuel i.Ct = C ( 1 + (n + m/12 + p/360) i), Ct = C ( 1 + ti)à intérêts composés:Ct = C ( 1 + i )( 1 + i )m/12 ( 1 + i)p/360où [( 1 + i )1/12 - 1] est le taux mensuel équivalent au taux annuel i,et [ 1 + i )1/360 - 1] le taux journalier équivalent au taux annuel i.Ct = C ( 1 + i )(n + m/12 + p/360 ) , Ct = C ( 1 + i )tCes deux formules généralisent celles du chapitre précedent. 2) VALEUR ACTUELLEOn suppose, dans ce chapitre, que les calculs se font à intérêts composés, seul cas intéressant dans ce type de problème. Considérons un capital C0 à l’instant t = 0, un capital Ct à l’instant > 0Si la valeur acquise à l’instant t par C, placé au taux annuel i, est égale à Ct , on dit que Cest la valeur actuelle de Ct.Ct = C( 1 + i )=> CCt ( 1 + i )-tC<=> C-----Valeur actuelle <=> Valeur acquise 
3) EQUIVALENCE DE CAPITAUX On considère deux capitaux, placés au taux annuel i, (une origine des temps fixée)Cà la date t1 (années), Cà la date t2 (années)On dit que ces deux capitaux (ou placements) sont équivalents s'il existe une date t en laquelle ils ont la même valeur acquise, donc:C( 1 + i )t-t1 = C( 1 + i )t-t2 ou bienC( 1 + i )-t1 C( 1 + i )-t 2Chacune de ces deux quantité est, selon le cas, une valeur actuelle ou une valeur acquise.t---------t1---------t2--- on aura 2 valeurs actuellest1--------t----------t2--- une valeur actuelle et une valeur acquiset1--------t2---------t---- deux valeurs acquisesOn constate que, si deux capitaux sont équivalents à une certaine date, ils sont équivalents en toute autre date; donc pour établir une équivalence, ou comparer des capitaux on aura le choix dans une optique de minimiser le nombre de calculs. 
4) CONCLUSIONAu niveau des formules, il n’y a pas lieu de distinguer une valeur acquise d’une valeur actuelle à condition de considérer l’exposant t comme une date non nécéssairement positive; on retiendra le résultat comme suit;Un capital vaut Co à la date 0, sa valeur à la date t est donnée par la formuleCt = C( 1 + i )toù i est le taux d’intérêt par période et t, positif, négatif ou nul est mesuré, à partir de 0, en adoptant cette période comme unité.
  •  les annuités
  • Valeur acquise par une suite d'annuités constantes
V: valeur acquise au moment du dernier versement
a : versement constant
t : taux par période
n : nombre de versements

valeur acquise
Valeur actuelle d'une suite d'annuités constantes
Vo : valeur actuelle une période avant le premier versement
a : versement constant
t : taux par période
n : nombre de versements
valeur actuelle